Infection naturelle au virus de Schmallenberg dans l'espèce ovine
: de l'image individuelle à la résonance collective

  • Francois CLAINE

Student thesis: Doc typesDocteur en Sciences vétérinaires

Résumé

Au mois de novembre de l’année 2011, le Friedrich-Loeffler-Institut (FLI) démontrait l’association d’un syndrome fébrile observé auprès de bovins laitiers en Allemagne à l’infection par un nouvel agent pathogène à transmission vectorielle dénommé « virus de Schmallenberg » ou SBV. Dans les mois qui suivirent cette primo-identification, une épidémie de malformations congénitales, caractérisées par un syndrome dit « arthrogrypose-hydranencéphalie », était observée chez les agneaux nouveau-nés, les chevreaux et les veaux dans le nord-ouest de l’Europe, avant de poursuivre sa dispersion sur l’ensemble du continent.
A l’instar de nombreux autres élevages de ruminants présents sur le territoire national, le Centre de Recherches Ovines (CRO) de l’Université de Namur a vu poindre les premières manifestations cliniques de l’infection transplacentaire au SBV durant la campagne d’agnelages du mois de janvier 2012. Cette thèse se veut le récit fidèle des épisodes successifs de circulation virale et de latence connus par le troupeau du CRO, articulé autour des données anatomo-pathologiques, virologiques et sérologiques collectées tant à titre individuel qu’à hauteur de collectivité. De l’aube de l’année 2012 au crépuscule de l’année 2016, les cinq années de suivi opéré ont ainsi permis de mieux appréhender l’impact de l’infection naturelle du SBV dans l’espèce ovine.
Ecart de quelques années entre investigations et rédaction faisant, cette thèse a pris le recul nécessaire pour discuter des intérêts et limites des méthodes déployées dans le cadre de la description des vagues épidémiques successives, de l’évaluation de leur impact sur le troupeau ovin du CRO et de leur résonance sectorielle. En outre, cette thèse, parce qu’elle s’intéresse à un secteur d’élevage certes en croissance mais au demeurant méconnu, souhaite attirer l’attention sur l’importante marge de progression dans la communication aux éleveurs au sujet de la maîtrise de la biosécurité et celle de la santé des troupeaux de petits ruminants comme de leur participation aux initiatives fédérales visant à tenter de préciser l’origine infectieuse des phénomènes abortifs.
la date de réponse28 juin 2023
langue originaleFrançais
L'institution diplômante
  • Universite de Namur
SuperviseurNathalie Kirschvink (Promoteur), Benoit Muylkens (Copromoteur), Nicolas Gillet (Président), Isabelle Maystadt (Jury), Mutien-Marie GARIGLIANY (Jury), Christophe Uystepruyst (Jury) & Nick De Regge (Jury)

mots-clés

  • Schmallenberg
  • virus
  • ovin
  • infection
  • monitoring

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