Etude des kératinocytes en SIPS-UVB et de l’effet de leur sécrétome sur la migration des cellules cancéreuses

  • Thomas Parée

Student thesis: Master typesMaster en biochimie et biologie moléculaire et cellulaire à finalité approfondie

Résumé

La sénescence cellulaire, définie par un arrêt permanent du cycle cellulaire, a d’abord été décrite comme une barrière anti-tumorale. La sénescence est hétérogène, et en fonction des stimuli l’induisant ou du type cellulaire, elle peut présenter des caractéristiques différentes. Elle est également dynamique et évolue avec le temps. Les cellules sénescentes sont impliquées dans des processus aussi variés que la morphogénèse de certains tissus, la cicatrisation ou la diminution de la fibrose pathologique. Néanmoins, quand elles ne sont pas éliminées par le système immunitaire et s’accumulent, elles peuvent causer la perte de structure des tissus, une inflammation chronique et le vieillissement ainsi qu’augmenter la migration, l’invasion et la tumorigénèse des cellules cancéreuses. Les effets (bénéfiques ou délétères) des cellules sénescentes sont principalement attribués à leur profil sécrétoire singulier, appelé SASP (Senescence associated secretory phenotype). Ce dernier est composé de cytokines, de facteurs de croissance, de protéinases, ainsi que d’autres composant protéiques et non protéiques. Il est bien connu que le SASP met plusieurs jours à se développer mais plus récemment des études indiquent que la régulation et la composition du SASP sont également modulées avec le temps.
Dans ce travail, nous avons investigué la sénescence et le SASP des kératinocytes, encore peu étudiés. Plus précisément, nous avons étudié la sénescence induite prématurément par les UVB (SIPS-UVB) dans des kératinocytes humains normaux (NHKs). Ce modèle avait préalablement été caractérisé jusqu’à 3 jours après le dernier stress. Néanmoins, au vu de la vision actuelle d’un SASP dynamique et dans le but de pouvoir étudier le SASP une fois la sénescence bien établie, nous avons prolongé le modèle jusque 7 jours après le dernier stress. Dans la première partie, les biomarqueurs de la sénescence ont été caractérisés jusqu’à 7 jours après le dernier stress. Nous avons montré que la SIPS- UVB étaient maintenue jusque ce temps. Nous avons également mis en évidence que les acteurs de l’arrêt du cycle cellulaire évoluent entre l’induction et le maintien de la sénescence. Dans la seconde partie de ce travail, nous avons investigué plusieurs facteurs potentiels du SASP des NHKs en SIPS- UVB. Nous n’avons pas réussi à identifier de facteurs du SASP au delà de 4 jours après le dernier stress. Néanmoins, nos résultats préliminaires ont mis en lumière divers facteurs qui pourraient être importants pour l’induction et le renforcement de la SIPS-UVB des NHKs. Enfin, nous avons investigué l’effet du sécrétome des NHKs exposés aux UVB sur la migration de cellules provenant de carcinomes spinocellulaires (SCC). L’impact des sécrétomes récoltés à différents temps a été testé. A 3 jours post-stress, le sécrétome semble associé à la réponse au stress et à l’entrée en sénescence des NHKs. A 7 jours post-stress, nous avons montré un effet pro-migratoire sur un certain type de cellules de SCC. Ces résultats renforcent l’idée que le sécrétome est également dynamique lors de la sénescence des kératinocytes.
la date de réponse17 janv. 2019
langue originaleFrançais
L'institution diplômante
  • Universite de Namur
SuperviseurFlorence Chainiaux Debacq (Promoteur)

mots-clés

  • kératinocytes
  • sénéscence prématurée
  • Stress
  • UVB
  • cancer
  • Boyden Scratch

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