Encapsulation de cellules animales au sein de billes inorganiques poreuses minéralisées : vers la création d’organes artificiels

  • Philippe Dandoy

Thèse de l'étudiant: Doc typesDocteur en Sciences

Résumé

Le désir d’élaborer de nouveaux traitements face aux maladies non-infectieuses comme le diabète pousse la médecine moderne à se tourner vers les nouvelles technologies. La greffe d’organe étant aussi contraignante que l’insulinothérapie, la création d’organes artificiels pour suppléer un jour les organes déficients fait partie des rêves les plus convoités berçant l’imagination du praticien. Si la transplantation de cellules est une solution envisageable et déjà couronnée d’un certain succès, ce traitement n’a malheureusement que peu d’efficacité à long terme et impose de développer une méthode qui permettrait de protéger les nouvelles cellules du rejet sans recourir à la prise de médicaments immunosuppressifs. Devant les progrès obtenus pour l’immobilisation d’entités biologiques comme les bactéries, les levures ou les cellules végétales, celle de cellules animales est une nouvelle voie pour le traitement de pathologies causées par un dysfonctionnement de l’organisme. En l’occurrence, un diabétique de type 1 chez qui des cellules  immobilisées dans un matériau poreux, biocompatible et robuste lui seraient implantées, pourrait être traité par cette technologie et avoir son quotidien grandement soulagé. L’objectif de cette thèse fut de créer ce matériau, substitut d’un organe déficient pour nourrir les nouveaux espoirs sur lesquels se fonde la thérapie cellulaire. Les travaux correspondants à la conception d’une matrice qui pourra à terme servir de modèle pour la création d’un organe artificiel sont détaillés dans ce manuscrit. A l’aide de multiples techniques, les matrices ont été caractérisées pour mettre en évidence leurs propriétés ainsi que leur faculté à accueillir des cellules animales, tout en montrant le maintien de la viabilité cellulaire après plusieurs semaines. La matrice la plus aboutie ayant été jusqu’à faire l’objet d’études in vivo pour évaluer sa biocompatibilité dans un organisme et pointer la présence d’une éventuelle réponse inflammatoire consécutive à son implantation sous-cutanée chez des animaux de laboratoire. Au terme de ces recherches, nous sommes parvenus à synthétiser un matériau robuste et biocompatible dont le diamètre poreux se rapproche des critères requis pour l’immuno-isolation des cellules et n’ayant pas provoqué de désordre dans les tissus conjonctifs des animaux opérés au cours du mois que dura l’expérience in vivo.
la date de réponse30 mai 2011
langue originaleFrançais
L'institution diplômante
  • Universite de Namur
SuperviseurBAO LIAN SU (Promoteur), Carine MICHIELS (Copromoteur), JOHAN WOUTERS (Jury), Christophe Meunier (Jury), Alain KRIEF (Jury), Carmela APRILE (Président) & Alexandre F. Léonard (Jury)

mots-clés

  • Cellules animales
  • Alginate
  • Billes minéralisées
  • Biocompatibilité
  • Silice

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