Construction de vecteurs de criblage (knock-in) destinés à créer des souris transgéniques exprimant de façon inductible des protéines MAGE de type I

    Thèse de l'étudiant: Master typesMaster en biochimie et biologie moléculaire et cellulaire

    Résumé

    Les gènes MAGE de type I sont exprimés exclusivement dans les cellules de la lignée germinale et dans le placenta. Dans de nombreuses tumeurs, ces gènes sont exprimés de façon ectopique, probablement à cause de modifications épigénétiques, en particulier, la déméthylation du promoteur de ces gènes. L’expression des MAGE de type I par les cellules cancéreuse pourrait n’être qu’un épiphénomène sans conséquences pour la cellule cancéreuse ou le développement de la tumeur. Toutefois, on peut aussi imaginer, et c’est l’hypothèse de ce projet, que l’expression des MAGE de type I par les cellules cancéreuses leur procure un avantage qui est sélectionné au cours du développement de la tumeur (prolifération, résistance à l’apoptose, capacités invasives, néoangiogenèse, résistance aux drogues de chimiohérapie…). Certaines données publiés sont en faveur de cette hypothèse. Ainsi, MAGEA2 interagirait avec la protéine suppresseur de tumeur p53 et inhiberait son activité. Une manière puissante de tester l’activité « oncogène » d’une protéine est de provoquer son expression ectopique ou sa surexpression dans un animal transgénique. Au cours de ce travail, nous avons construit des transgènes permettant une expression inductible de la protéine humaine MAGEA1 après recombinaison homologue (knock-in) dans le locus ROSA26. Dans le transgène, une cassette « STOP » constituée du gène Neor flanquée de sites lox est insérée entre le promoteur ROSA26 et la partie codante de MAGEA1. Cette cassette empêche l’expression de MAGEA1 tant qu’elle n’a pas été excisée par la recombinase Cre. Comme il est possible que MAGEA1 ne fonctionne pas dans un contexte cellulaire murin, nous projettons de réaliser à l’avenir des transgènes semblables pour les gènes murins de type I Magea2 et Mageb1. Comme il n’existe pas d’anticorps permettant de suivre l’expression de ces protéines, nous avons imaginé de développer un système qui permette l’ajout facultatif d’une étiquette (tag) HA du côté N-ter des protéines transgéniques. Ce système implique un exon supplémentaire qui spécifie l’étiquette et qui peut être délété par le recombinase sitespécifique Flp. Pour tester ce système, nous avons construit un transgène MAGEA1 pourvu de cette étiquette amovible. Nous pourrons tester son fonctionnement dans des cellules ES grâce à des anticorps anti-HA et anti-MAGEA1.
    la date de réponse2010
    langue originaleFrançais
    L'institution diplômante
    • Universite de Namur
    SuperviseurOlivier DE BACKER (Promoteur)

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