Analyse de l'activité étudiante lors de séances de laboratoire de chimie
: vers une compréhension des raisonnements adoptés lors de l'écriture de résultats expérimentaux et de l'acquisition des techniques de dilution et de titrage colorimétrique

Thèse de l'étudiant: Doc typesDocteur en Sciences

Résumé

L’écriture de résultats expérimentaux avec une précision adéquate et l’acquisition de techniques de laboratoire sont deux objectifs dont la poursuite se fait au travers des activités expérimentales.
Il s’avère que le report de valeurs obtenues expérimentalement en tenant compte de l’incertitude des différents appareils de mesure et pièces de verrerie utilisés constitue souvent un problème pour des étudiants débutant des études dans un domaine scientifique. La transposition didactique dont sont issues certaines règles employées et engendrant une perte de sens de ces dernières, la croyance des étudiants qu’il existe une valeur « vraie », la différence de signification du chiffre « zéro » entre les sciences expérimentales et les mathématiques sont autant de difficultés ou d’obstacles auxquels ils doivent faire face. Un outil, construit en utilisant la méthodologie de l’ingénierie didactique, a été mis en place. Les tests effectués suite à sa mise en œuvre auprès des étudiants montrent pourtant que son impact est limité. D’autres facteurs n’ayant pas forcément de lien direct avec le savoir à enseigner peuvent également intervenir tels que l’influence de l’encadrant ou l’implication des étudiants dans leurs apprentissages.
L’acquisition de technicité en laboratoire est généralement mentionnée comme but à atteindre par les enseignants. Généralement, lors de la plupart des activités expérimentales, le protocole de la manipulation est entièrement fourni. Or, lorsque la procédure à employer est totalement décrite, les étudiants ont tendance à avoir pour visée l’obtention de résultats plutôt que l’appropriation de gestes techniques. Il est donc nécessaire de leur faire rédiger tout ou partie de cette procédure. Pourtant, lorsque les étudiants sont filmés en laboratoire, leur activité apparaît comme n’étant pas composée que de gestes techniques et de périodes de prise d’informations au travers de la lecture de la procédure ou de l’interaction avec d’autres personnes. Il y a aussi un grand nombre de gestes ou d’actes ne pouvant pas être identifiés comme faisant partie de la technique de laboratoire à proprement parler. Ces gestes ne font pas partie de la tâche telle que reconnue institutionnellement. Il s’agit de gestes inutiles, de temps d’attente, d’inaction, d’observation, de moments d’organisation, de discussion sans lien avec la tâche à
accomplir, … Il apparaît que certains de ces actes que l’on pourrait qualifier de « parasites » ont pourtant une fonction, ils poursuivent un but au même titre que les gestes techniques.
la date de réponse10 sept. 2020
langue originaleFrançais
L'institution diplômante
  • Universite de Namur
SuperviseurSTEVE LANNERS (Président), Philippe SNAUWAERT (Promoteur), JOHAN WOUTERS (Jury), Bernard Leyh (Jury), Isabelle Girault (Jury) & Sephora Boucenna (Jury)

mots-clés

  • Précision
  • Incertitude
  • Ingénierie didactique
  • Théorie Anthropologique du Didactique
  • activité
  • dilution
  • titrage
  • étudiants

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