L’écriture du visage du Moyen Âge à nos jours dans les littératures de langue française et anglaise : une « conciliation impossible » ?

Atinati Mamatsashvili (Orateur)

Activité: Types de Participation ou d'organisation d'un événementParticipation à un Colloque, une journée d'étude

Description

Le visage de l’autre D’après Blessures de Paul Willems et Les amants de René Magritte Parmi les romans de Paul Willems, c’est surtout Blessures (paru en 1945) qui se centre autour du visage en tant que trame fondamentale. Il permet de déplacer, en plein milieu de l’Occupation, le comportement subjectif au premier rang, faire nier l’impact de l’idéologie comme cause première de la haine ou de l’amour et attacher tout le poids de la responsabilité à l’individu et non au système. Le visage de la protagoniste porte dans Blessures la marque extérieure de l’abcès-blessure qui doit être voilée afin de paraître comme avant et redevenir désirable aux yeux son fiancé. Les Amants de René Magritte se centre également sur la représentation des deux visages voilés où l’autre devient désirable en transcendant le visible ou étant déjà au-delà du visible. Dans Blessures, l’échec de la rencontre avec le visage de l’autre est dû au fait que l’un ne peut ne pas voir à travers son apparence et le fiancé de la protagoniste va nier ce visage autrefois aimé. Si chez Magritte les deux visages sont voilés, ils sont semblables dans leur invisibilité ou hors-visibilité. Dans Blessures, à l’inverse, c’est la différence qui se fait voile et empêche de voir le semblable. Il est « empêcheur d’être » (Finkielkraut) et « débiteur » (Levinas), assignant une responsabilité « irrécusable » de l’autre dans le contexte de l’Occupation et du nazisme.
Période13 mars 201414 mars 2014
Type d'événementColloque
LieuPau, France

mots-clés

  • Paul Willems, Magritte, Visage, blessure, nazisme, Levinas