Littérature et Cinéma (III). Robbe-Grillet et Resnais racontent L'Année dernière à Marienbad (1961).

Research output: Contribution to journalArticle

Abstract

Il a fallu attendre la seconde moitié du siècle pour voir de « nouveaux » cinéastes, dits de La Nouvelle vague (Jean-Luc Godard, Alain Resnais, François Truffaut, Claude Chabrol, Jacques Rivette), récuser les stéréotypes du genre et expérimenter d’autres manières de raconter des histoires au cinéma, s’affranchissant de la tutelle littéraire. Soucieux de défendre l’indépendance de leur art, la plupart de ces cinéastes ont eux-mêmes écrits les scénarios de leurs films. Alain Resnais fait à cet égard figure d’exception. Amoureux de la littérature, il réalise ses premiers films, des courts-métrages, en « adaptant » des textes de Paul Éluard (Guernica, 1950) et de Jean Cayrol (Nuit et Brouillard, 1955). Le rapport du cinéma à la littérature est encore une relation d’emprunt, mais le cinéaste ne tarde pas à inventer, pour son premier long métrage, une manière plus originale de concevoir cette relation, en appelant des écrivains à écrire directement pour lui des scénarios. Nous proposons une analyse de L’Année dernière à Marienbad (1961).
Original languageFrench
Pages (from-to)21-29
Number of pages8
JournalEchanges
Issue number31
Publication statusPublished - 2016

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TY - JOUR

T1 - Littérature et Cinéma (III). Robbe-Grillet et Resnais racontent L'Année dernière à Marienbad (1961).

AU - Gillain, Nathalie

PY - 2016

Y1 - 2016

N2 - Il a fallu attendre la seconde moitié du siècle pour voir de « nouveaux » cinéastes, dits de La Nouvelle vague (Jean-Luc Godard, Alain Resnais, François Truffaut, Claude Chabrol, Jacques Rivette), récuser les stéréotypes du genre et expérimenter d’autres manières de raconter des histoires au cinéma, s’affranchissant de la tutelle littéraire. Soucieux de défendre l’indépendance de leur art, la plupart de ces cinéastes ont eux-mêmes écrits les scénarios de leurs films. Alain Resnais fait à cet égard figure d’exception. Amoureux de la littérature, il réalise ses premiers films, des courts-métrages, en « adaptant » des textes de Paul Éluard (Guernica, 1950) et de Jean Cayrol (Nuit et Brouillard, 1955). Le rapport du cinéma à la littérature est encore une relation d’emprunt, mais le cinéaste ne tarde pas à inventer, pour son premier long métrage, une manière plus originale de concevoir cette relation, en appelant des écrivains à écrire directement pour lui des scénarios. Nous proposons une analyse de L’Année dernière à Marienbad (1961).

AB - Il a fallu attendre la seconde moitié du siècle pour voir de « nouveaux » cinéastes, dits de La Nouvelle vague (Jean-Luc Godard, Alain Resnais, François Truffaut, Claude Chabrol, Jacques Rivette), récuser les stéréotypes du genre et expérimenter d’autres manières de raconter des histoires au cinéma, s’affranchissant de la tutelle littéraire. Soucieux de défendre l’indépendance de leur art, la plupart de ces cinéastes ont eux-mêmes écrits les scénarios de leurs films. Alain Resnais fait à cet égard figure d’exception. Amoureux de la littérature, il réalise ses premiers films, des courts-métrages, en « adaptant » des textes de Paul Éluard (Guernica, 1950) et de Jean Cayrol (Nuit et Brouillard, 1955). Le rapport du cinéma à la littérature est encore une relation d’emprunt, mais le cinéaste ne tarde pas à inventer, pour son premier long métrage, une manière plus originale de concevoir cette relation, en appelant des écrivains à écrire directement pour lui des scénarios. Nous proposons une analyse de L’Année dernière à Marienbad (1961).

M3 - Article

SP - 21

EP - 29

JO - Echanges

JF - Echanges

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