La standardisation en EDI contribue-t-elle à l'ouverture des entreprises?

Béatrice Van Bastelaer, Claire Lobet-Maris

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Abstract

Le but de cette communication est de mettre en question le lien trop souvent affirmé en matière d'EDI entre standard générique et marché ouvert ou concurrence parfaite. Dans la pratique, ce lien est empêché par deux phénomènes. Premièrement, le développement d'un standard universel, notamment du standard EDIFACT, est une procédure complexe, lourde et bureaucratique, ce qui incite peu les utilisateurs EDI à l'adopter. Deuxièmement, ce standard générique, dont le but principal est de faciliter les transactions commerciales avec le plus grand nombre possible de partenaires en diminuant les incompatibilités de comportement, est peu utilisé par les firmes ou, du moins, pas tel quel. En effet, des groupes d'utilisateurs ont créé des subsets, sous-ensembles des élements du standard EDIFACT, qui répondent mieux à leurs besoins informationnels. Le problème est que ces firmes, en adaptant le standard à leurs pratiques et exigences commerciales, recréent l'incompatibilité que les concepteurs du standard universel souhaitaient réduire. De manière générale, cet article aborde le problème de l'utilisation effective des standards génériques ou universels.
Original languageFrench
Title of host publicationActes du Deuxième Colloque AIM "Vers des entreprises ouvertes?
Publication statusPublished - 1995

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Van Bastelaer, B., & Lobet-Maris, C. (1995). La standardisation en EDI contribue-t-elle à l'ouverture des entreprises? In Actes du Deuxième Colloque AIM "Vers des entreprises ouvertes?