Abstract

In post-revolutionary Europe, the rise of nationalisms constitutes a movement both political and cultural that has been defined everywhere as resolutely anti-French: with the conquests of Napoléon, a political supremacy had indeed added, at the beginning of the 19th century, to the intellectual and cultural reign of Enlightenment France. This article recalls, first, how European nationalisms appeared, then points out that this phenomenon is linked to the birth of Romanticism and evokes the reluctance manifested by France in the constitution of its own nationalism, because it seemed to fly in the face of French habits, from Louis XIV to Napoléon. Second, the article examines how Chateaubriand, once an opponent of Napoléon, integrated into his political thought the new data of nationalism and how he helped to define its contours, in a country which, by vocation “universalist”, appeared the European nation least susceptible to this temptation. We will thus see the specificities, even the contradictions, of French nationalism.
Original languageFrench
Pages (from-to)307-318
Number of pages12
JournalAustralian Journal of French Studies
Publication statusPublished - 2019

Cite this

@article{4444ea802dd54ee6a52b1b9c24271f66,
title = "La France et l'{\'e}veil des nationalismes (XVIIIe-XIXe si{\`e}cles)",
abstract = "Dans l’Europe post-r{\'e}volutionnaire, la mont{\'e}e des nationalismes constitue un mouvement {\`a} la fois politique et culturel qui s’est, un peu partout, d{\'e}fini comme r{\'e}solument anti-fran{\cc}ais : au r{\`e}gne intellectuel et culturel de la France des Lumi{\`e}res s’{\'e}tait ajout{\'e}e en effet, au d{\'e}but du XIXesi{\`e}cle, une supr{\'e}matie politique, avec les conqu{\^e}tes de Napol{\'e}on. Dans un premier temps, on rappellera comment apparurent les nationalismes europ{\'e}ens : on observera que ce ph{\'e}nom{\`e}ne est li{\'e} {\`a} la naissance du romantisme et on {\'e}voquera les r{\'e}ticences manifest{\'e}es par la France dans la constitution de son propre nationalisme, parce que celui-ci semblait aller {\`a} rebours des habitudes fran{\cc}aises, de Louis XIV {\`a} Napol{\'e}on. Dans un second temps, on examinera comment Chateaubriand – une fois devenu un adversaire de Napol{\'e}on – a int{\'e}gr{\'e} {\`a} sa pens{\'e}e politique la nouvelle donn{\'e}e du nationalisme et comment il a contribu{\'e} {\`a} en d{\'e}finir les contours, dans un pays qui, par sa vocation “universaliste”, paraissait en Europe le plus {\'e}loign{\'e} de cette tentation. On verra ainsi appara{\^i}tre les sp{\'e}cificit{\'e}s, voire les contradictions, du nationalisme fran{\cc}ais.",
author = "Michel Brix",
year = "2019",
language = "Fran{\cc}ais",
pages = "307--318",
journal = "Australian Journal of French Studies",
issn = "0004-9468",
publisher = "Monash University ePress",

}

La France et l'éveil des nationalismes (XVIIIe-XIXe siècles). / Brix, Michel.

In: Australian Journal of French Studies, 2019, p. 307-318.

Research output: Contribution to journalArticle

TY - JOUR

T1 - La France et l'éveil des nationalismes (XVIIIe-XIXe siècles)

AU - Brix, Michel

PY - 2019

Y1 - 2019

N2 - Dans l’Europe post-révolutionnaire, la montée des nationalismes constitue un mouvement à la fois politique et culturel qui s’est, un peu partout, défini comme résolument anti-français : au règne intellectuel et culturel de la France des Lumières s’était ajoutée en effet, au début du XIXesiècle, une suprématie politique, avec les conquêtes de Napoléon. Dans un premier temps, on rappellera comment apparurent les nationalismes européens : on observera que ce phénomène est lié à la naissance du romantisme et on évoquera les réticences manifestées par la France dans la constitution de son propre nationalisme, parce que celui-ci semblait aller à rebours des habitudes françaises, de Louis XIV à Napoléon. Dans un second temps, on examinera comment Chateaubriand – une fois devenu un adversaire de Napoléon – a intégré à sa pensée politique la nouvelle donnée du nationalisme et comment il a contribué à en définir les contours, dans un pays qui, par sa vocation “universaliste”, paraissait en Europe le plus éloigné de cette tentation. On verra ainsi apparaître les spécificités, voire les contradictions, du nationalisme français.

AB - Dans l’Europe post-révolutionnaire, la montée des nationalismes constitue un mouvement à la fois politique et culturel qui s’est, un peu partout, défini comme résolument anti-français : au règne intellectuel et culturel de la France des Lumières s’était ajoutée en effet, au début du XIXesiècle, une suprématie politique, avec les conquêtes de Napoléon. Dans un premier temps, on rappellera comment apparurent les nationalismes européens : on observera que ce phénomène est lié à la naissance du romantisme et on évoquera les réticences manifestées par la France dans la constitution de son propre nationalisme, parce que celui-ci semblait aller à rebours des habitudes françaises, de Louis XIV à Napoléon. Dans un second temps, on examinera comment Chateaubriand – une fois devenu un adversaire de Napoléon – a intégré à sa pensée politique la nouvelle donnée du nationalisme et comment il a contribué à en définir les contours, dans un pays qui, par sa vocation “universaliste”, paraissait en Europe le plus éloigné de cette tentation. On verra ainsi apparaître les spécificités, voire les contradictions, du nationalisme français.

M3 - Article

SP - 307

EP - 318

JO - Australian Journal of French Studies

JF - Australian Journal of French Studies

SN - 0004-9468

ER -