Débats politiques et crise linguistique: étude langagière au sein d'entreprises belges

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Abstract

Le milieu professionnel belge s’inscrit dans un contexte caractérisé non seulement par des mesures politiques complexes ayant un impact sur les emplois linguistiques, mais aussi par une conception économique des langues comme une ressource. De fait, dans le secteur tertiaire, elles sont « un produit de l’activité de travail et un facteur de productivité de l’entreprise » (Boutet et Heller 2007 : 314). Les langues rapportent et elles font vendre (Canut et Duchêne 2011 : 8). En outre, la crise politique entre les acteurs des Communautés belges aurait, selon nous, des conséquences sur le choix des langues opéré par les responsables professionnels. Choisissent-ils un idiome officiel au détriment des deux autres ou préfèrent-ils une langue tierce ? Nous nous efforcerons donc de comprendre comment, dans le contexte plurilingue belge, la sélection d’une ou de plusieurs langue(s) est une stratégie des responsables entrepreneuriaux pour être rentables et pour contenter le plus grand nombre de locuteurs sans déroger aux lois linguistiques1. Nous tenterons de répondre à cette question à l’aide d’observations issues d’une enquête ethnographique menée dans une implantation postale, que nous comparerons aux usages linguistiques de la SNCB et de la STIB.
Original languageFrench
JournalMethIS - Méthodes et Interdisciplinarité en Sciences humaines
Publication statusSubmitted - 3 Jan 2018

Keywords

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    title = "D{\'e}bats politiques et crise linguistique: {\'e}tude langagi{\`e}re au sein d'entreprises belges",
    abstract = "Le milieu professionnel belge s’inscrit dans un contexte caract{\'e}ris{\'e} non seulement par des mesures politiques complexes ayant un impact sur les emplois linguistiques, mais aussi par une conception {\'e}conomique des langues comme une ressource. De fait, dans le secteur tertiaire, elles sont « un produit de l’activit{\'e} de travail et un facteur de productivit{\'e} de l’entreprise » (Boutet et Heller 2007 : 314). Les langues rapportent et elles font vendre (Canut et Duch{\^e}ne 2011 : 8). En outre, la crise politique entre les acteurs des Communaut{\'e}s belges aurait, selon nous, des cons{\'e}quences sur le choix des langues op{\'e}r{\'e} par les responsables professionnels. Choisissent-ils un idiome officiel au d{\'e}triment des deux autres ou pr{\'e}f{\`e}rent-ils une langue tierce ? Nous nous efforcerons donc de comprendre comment, dans le contexte plurilingue belge, la s{\'e}lection d’une ou de plusieurs langue(s) est une strat{\'e}gie des responsables entrepreneuriaux pour {\^e}tre rentables et pour contenter le plus grand nombre de locuteurs sans d{\'e}roger aux lois linguistiques1. Nous tenterons de r{\'e}pondre {\`a} cette question {\`a} l’aide d’observations issues d’une enqu{\^e}te ethnographique men{\'e}e dans une implantation postale, que nous comparerons aux usages linguistiques de la SNCB et de la STIB.",
    keywords = "crise linguistique, entreprises belges, anglicisation",
    author = "Sophie Collonval",
    year = "2018",
    month = "1",
    day = "3",
    language = "Fran{\cc}ais",
    journal = "MethIS : M{\'e}thodes et Interdisciplinarit{\'e} en Sciences humaines",
    issn = "2030-1464",
    publisher = "Editions de l’Universit{\'e} de Li{\`e}ge",

    }

    TY - JOUR

    T1 - Débats politiques et crise linguistique

    T2 - étude langagière au sein d'entreprises belges

    AU - Collonval, Sophie

    PY - 2018/1/3

    Y1 - 2018/1/3

    N2 - Le milieu professionnel belge s’inscrit dans un contexte caractérisé non seulement par des mesures politiques complexes ayant un impact sur les emplois linguistiques, mais aussi par une conception économique des langues comme une ressource. De fait, dans le secteur tertiaire, elles sont « un produit de l’activité de travail et un facteur de productivité de l’entreprise » (Boutet et Heller 2007 : 314). Les langues rapportent et elles font vendre (Canut et Duchêne 2011 : 8). En outre, la crise politique entre les acteurs des Communautés belges aurait, selon nous, des conséquences sur le choix des langues opéré par les responsables professionnels. Choisissent-ils un idiome officiel au détriment des deux autres ou préfèrent-ils une langue tierce ? Nous nous efforcerons donc de comprendre comment, dans le contexte plurilingue belge, la sélection d’une ou de plusieurs langue(s) est une stratégie des responsables entrepreneuriaux pour être rentables et pour contenter le plus grand nombre de locuteurs sans déroger aux lois linguistiques1. Nous tenterons de répondre à cette question à l’aide d’observations issues d’une enquête ethnographique menée dans une implantation postale, que nous comparerons aux usages linguistiques de la SNCB et de la STIB.

    AB - Le milieu professionnel belge s’inscrit dans un contexte caractérisé non seulement par des mesures politiques complexes ayant un impact sur les emplois linguistiques, mais aussi par une conception économique des langues comme une ressource. De fait, dans le secteur tertiaire, elles sont « un produit de l’activité de travail et un facteur de productivité de l’entreprise » (Boutet et Heller 2007 : 314). Les langues rapportent et elles font vendre (Canut et Duchêne 2011 : 8). En outre, la crise politique entre les acteurs des Communautés belges aurait, selon nous, des conséquences sur le choix des langues opéré par les responsables professionnels. Choisissent-ils un idiome officiel au détriment des deux autres ou préfèrent-ils une langue tierce ? Nous nous efforcerons donc de comprendre comment, dans le contexte plurilingue belge, la sélection d’une ou de plusieurs langue(s) est une stratégie des responsables entrepreneuriaux pour être rentables et pour contenter le plus grand nombre de locuteurs sans déroger aux lois linguistiques1. Nous tenterons de répondre à cette question à l’aide d’observations issues d’une enquête ethnographique menée dans une implantation postale, que nous comparerons aux usages linguistiques de la SNCB et de la STIB.

    KW - crise linguistique

    KW - entreprises belges

    KW - anglicisation

    M3 - Article

    JO - MethIS : Méthodes et Interdisciplinarité en Sciences humaines

    JF - MethIS : Méthodes et Interdisciplinarité en Sciences humaines

    SN - 2030-1464

    ER -