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Abstract

Depuis que l’enseignement supérieur a développé de nombreux dispositifs de promotion de la réussite au bénéfice des étudiants de première année, on déplore souvent que ces dispositifs soient sous-utilisés et que ce sont les étudiants « qui en auraient le moins besoin » qui y participeraient le plus. C’est notamment le cas du dispositif, étudié dans cet article, d’évaluation formative et précoce permettant aux étudiants d’identifier leurs lacunes en termes de prérequis et d’y remédier. Bien qu’une corrélation non négligeable entre la maîtrise de ces prérequis et la réussite en fin d’année ait été établie, trop peu d’étudiants, aux yeux des enseignants, décident de participer aux activités de renforcement des prérequis qui suivent la passation des tests. Il est dès lors essentiel de mieux comprendre les mécanismes qui incitent les étudiants à profiter ou non de ces dispositifs. Le présent article analyse cette question au regard de la théorie des attributions causales : quelle place les étudiants accordent-ils aux prérequis dans leur explication spontanée de la réussite ? Quels sont les facteurs (niveau de maîtrise réelle des prérequis, genre...) qui sont liés à ces attributions ? L’article se termine par quelques pistes pédagogiques que les résultats permettent d’envisager.
Original languageFrench
Pages (from-to)112-125
JournalRecherches en Éducation
Issue number37
Publication statusPublished - Jun 2019

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